L’été 2026 s’est montré particulièrement mouvementé en terme d’événements climatiques extrêmes : canicules à répétition, sécheresse sur tout le territoire, incendies records… Des événements auparavant extraordinaires qui semblent se frayer doucement une place dans notre nouveau normal. Des événements auxquels les individus et les entreprises doivent s’adapter au plus vite s’ils veulent exister demain.
L’adaptation au changement climatique est souvent negligée par les entreprises lors de leur stratégie RSE, et pourtant elle est une réfléxion clé à avoir pour comprendre sa vulnérabilité au climat et assurer sa résilience.
Qu’est-ce que l’adaptation au changement climatique ?
La différence entre adaptation et atténuation du changement climatique
L’adaptation au changement climatique est l’ensemble des processus, initiatives et actions qui ont pour objectif de s’ajuster au changement climatique présent (s’adapter aux conséquences visibles aujourd’hui) et aux impacts attendus à l’avenir.
Pour une entreprise, il s’agit de mettre en place des actions ciblées ou d’effectuer des modifications structurelles dans le but d’assurer sa pérennité. Ce sujet est largement négligé par la sphère économique, mais aussi par la sphère politique, qui réagissent généralement dans l’urgence (”vite allumons la clim”) au lieu d’anticiper ces événements extrêmes pour s’y préparer (mais qui aurait pu prédire…?).
L’adaptation au changement climatique est généralement associé à l’atténuation du changement climatique : les processus et initiatives mis en place pour diminuer notre impact climatique, i.e. nos émissions de gaz à effet de serre. L’atténuation est souvent le sujet phare pour les entreprises, qui s’engagent dans des trajectoires de réduction de leurs émissions afin de limiter le réchauffement global à 1,5°C comme le prévoit l’accord de Paris.
De nombreux référentiels ESG comme la CSRD suggèrent aux entreprises de considérer l’adaptation au changement climatique au même titre que l’atténuation, pour autant il reste un grand travail de prise de conscience pour que ce sujet devienne une priorité.
Vulnérabilité au changement climatique : que sont les risques physiques et les risques de transition ?
Afin d’identifier les actions à mettre en place pour s’adapter au changement climatique, les entreprises doivent identifier les risques climatiques auxquels elles sont ou seront vulnérables. Ces risques sont répartis entre risques physiques et risques de transition.
Les risques physiques sont les risques associés aux événements climatiques ponctuels (risques aigus) ou à des modifications long terme des régimes climatiques (risques chroniques).
- Risques physiques aigus : tempêtes, inondations, incendies, canicules…
- Risques physiques chroniques : élévation du niveau de la mer, raréfaction des ressources en eau, baisse de productivité des sols…
Les risques de transition sont, comme leur nom l’indique, les risques associés à la transition vers une économie durable. Il s’agit typiquement de risques liés aux évolutions politiques, juridiques ou technologiques, ainsi que les risques ayant trait à la réputation.
Une fois ces risques identifiés pour votre entreprise, il est possible de définir des plans d’action à déployer pour y faire face. De nombreux référentiels ont développé des listes complètes d’exemples de risques physiques et de transition dont vous pouvez vous inspirer.

Exemples concrets de mesures d’adaptation au changement climatique
Pour comprendre à quoi ressemble concrètement l’adaptation au changement climatique pour les entreprises dans le monde, voici quelques exemples concrets et inspirants.
- Faire face à la chaleur comme les pays “chauds” : il est nécessaire d’adapter nos horaires de travail pour faire face aux vagues de chaleur - travailler plus tôt, pendant les heures fraiches, diminuer la charge de travail pour laisser plus de temps aux corps de se reposer…
- Faire face à la montée des eaux comme EDF : anticipant une élévation du niveau des mers dans les décénnies à venir, EDF adapte ses nouvelles centrales nucléaire notamment en reculant les installations par rapport au littoral, ou en installant des digues en amont.
- Faire face aux canicules comme Eurostar : Eurostar a récemment annoncé une commande de nouveaux trains pouvant fonctionner sous 55°C en prévention des canicules futures.
- Faire face à la diminution des ressources comme la Carsat : afin de diminuer sa dépendance à l’énergie, la Carsat fait construire son nouveau siège sur les principes de l’architecture bioclimatique, assurant un bâtiment à température constante de 24°C en plein coeur de l’hiver comme en période caniculaire, sans nécessiter de chauffage ni de climatisation.
Il existe de nombreux exemples d’entreprises et de collectivités qui se préparent à faire face au changement climatique, formant un kaléidoscope d’initiatives desquelles s’inspirer. A vous de déterminer quelle forme cette adaptation doit prendre dans votre entreprise.
Quelles sont les 3 étapes pour préparer mon entreprise à l’adaptationa au changement climatique ?
Afin d’adapter votre entreprise au changement climatique, vous pouvez suivre les 3 étapes suivantes :
- Cartographier vos vulnérabilités au changement climatique
- Définir votre stratégie d’adaptation au changement climatique
- Diminuer votre impact climatique
Etape 1 : Cartographier ses vulnérabilités
Cartographier ses vulnérabilités correspond à identifier les risques physiques et de transition que fait peser le changement climatique sur votre activité. C’est l’étape durant laquelle vous devez imaginer à quoi ressemblerait votre entreprise sous différents scénarios : comment fonctionnerait votre entreprise dans un monde sans pétrole ? quel serait l’impact de vagues de chaleur 100 jours par an sur votre productivité ? dans quelle mesure pouvez-vous encaisser une hausse du prix des matières premières ? etc.
Différentes méthodologies existent pour structurer votre cartographie :
- l’analyse de double matérialité : méthodologie reconnue à l’international et couvrant non seulement les risques climatiques mais aussi l’intégralité des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance
- le diagnostic de vulnérabilité climatique : orientée territoire, cette méthodologie portée par l’ADEME ancre les risques spécifiques à votre géographie
- le Diag impact environnemental : financé par la BPI, ce diagnostic vous permet de vous rendre compte rapidement de vos impacts et risques environnementaux
Etape 2 : Définir sa stratégie d’adaptation au changement climatique
Une fois vos risques identifiés, il est temps de mettre en place votre plan de mitigation et de définir votre stratégie d’adaptation. Nous vous conseillons de distinguer les actions immédiates, pour lesquelles vous devez dégager un budget rapidement, des actions long termes sur lesquelles vous devez investir, afin d’organiser au mieux votre stratégie.
Ces stratégies sont propres à chaque entreprise, mais les thématiques couvertes sont communes :
- De quelles ressources dépend mon activité ? Comment faire pour diminuer ma dépendance en ces ressources et augmenter mon autonomie ?
- Comment transformer mon modèle économique pour fonctionner dans une économie durable ?
- Quels sont les plans d’urgence à définir pour préparer les équipes aux événements extrêmes ?
Etape 3 : Diminuer son impact climatique
Enfin, l’atténuation reste nécessaire pour limiter la casse : la trajectoire actuelle nous emmène vers un monde à +3°C ou +4°C en 2100, il est plus que temps de renverser la tendance pour diminuer au maximum les conséquences négatives inévitables de nos émissions.
Pour cela, si ce n’est pas déjà fait vous pouvez réaliser le bilan carbone de votre activité, et définir à sa suite une trajectoire de réduction de vos émissions compatible avec les accords de Paris.
Conclusion
Si les événements climatiques de l’été 2026 ont bien révélé une chose, c’est le manque de préparation des individus, des politiques et des entreprises aux événements climatiques associés à un monde en plein réchauffement. Il est grand temps que le sujet de l’adaptation au changement climatique soit pris à bras le corps afin de nous préparer à un climat difficile.
Chez Kiosk, nous vous accompagnons tout le long de la mise en place de votre stratégie d’adaptation au changement climatique et votre plan d’atténuation : de l’identification de vos risques à la réalisation de votre bilan carbone, en passant par la définition de vos mesures d’adaptation. Contactez-nous !
Sources
https://www.edf.fr/sites/groupe/files/2024-07/edfgroup_adaptation-au-climat_20240712_fr.pdf
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FAQs
Trouvez les réponses aux questions courantes sur la CSRD et sur Kiosk
La CSRD ou Corporate Sustainability Reporting Directive est la nouvelle directive européenne qui a pour but d'imposer et de mieux encadrer les rapports de durabilité des entreprises.
Elle rend les entreprises plus transparentes, grâce à des normes de rapports ESG standardisées appelées ESRS (European Sustainability Reporting Standards)
L’application de la Corporate Sustainability Reporting Directive est progressive. Voici un tableau récapitulatif.
| Année d’entrée en vigueur | Entreprises impactées | Standard |
|---|---|---|
| 2025 (sur l’exercice 2024) | Grandes entreprises cotées de plus de 500 salariés | ESRS |
| 2026 (sur l’exercice 2025) | Autres grandes entreprises de plus de 1000 salariés | ESRS |
| 2028 (sur l’exercice 2027) | Autres grandes entreprises de moins de 1000 salariés | VSME |
| 2029 (sur l’exercice 2028) | PME cotées en bourse | VSME |
| 2029 (sur l’exercice 2028) | Entreprises non européennes réalisant au moins 450M€ de CA sur le marché européen | ESRS |
Vous souhaitez savoir à partir de quand votre entreprise est impactée ? Utilisez notre outil de veille réglementaire pour le découvrir.
Le projet de loi « omnibus » est une récente initiative de la Commission européenne visant à réduire le périmètre de la directive CSRD.Elle propose notamment de relever les seuils d'application : seules les entreprises de plus de 1 000 salariés seraient concernées, contre 250 précédemment.
Elle favorise l’adoption du référentiel VSME pour alléger la charge de reporting des PME & ETI.
Le VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standard for non-listed SMEs) est une norme volontaire européenne conçue pour aider les petites et moyennes entreprises (PME) non cotées à structurer et communiquer leurs initiatives en matière de durabilité.Élaborée par l'EFRAG, cette norme offre un cadre allégé en comparaison aux normes ESRS, couvrant les aspects ESG.Elle permet notamment de :
- Harmoniser les pratiques de reporting durable en Europe
- Faciliter la réponse aux attentes des partenaires commerciaux
- Améliorer l’accès aux financements responsables
Elle vise à harmoniser les pratiques de reporting durable, à faciliter la réponse aux attentes des partenaires commerciaux et à améliorer l'accès aux financements responsables. Bien que non obligatoire, l'adoption du VSME permet aux PME de démontrer leur engagement envers la durabilité et d'anticiper les évolutions réglementaires futures
Pour se mettre en conformité avec la directive CSRD, les étapes suivants sont recommandées :
- Réalisez les étapes préliminaires à la CSRD
Ces étapes sont l’analyse de double matérialité et l’analyse d’écart. Elles vous permettront de comprendre quels sont les enjeux, impacts, risques et opportunités matériels pour votre entreprise. Elles vous permettront également de rédiger une feuille de route à partir de ce que vous avez déjà réalisé.
Découvrez notre article sur la double matérialité ici.
- Compilez vos données et produisez vos indicateurs
La centralisation des données de durabilité est essentielle pour votre mise en conformité. Notamment pour faciliter la compréhension et la cohérence lors de la production d’indicateurs quantitatifs.
- Produisez votre rapport détaillé au format XHTML avec des balises XBRL
Grâce à ses technologies de tagging et de visualisation, Kiosk garantit un très haut niveau de cohérence.
Retrouvez ici notre article sur le balisage XBRL.
- Auditez vos données
Au terme de ces étapes, votre rapport de durabilité est prêt à être audité par un Organisme tiers indépendant (OTI).
Kiosk accompagne votre entrée en conformité tout au long de ce processus. Pour plus d’informations sur ces étapes, nous vous invitons à prendre contact avec notre équipe.
La mise en conformité CSRD requiert aux entreprises :
- la compréhension des 12 ESRS et 82 disclosure requirements
- la collecte de plus de 1 000 points de données
- le calcul de 50-147 indicateurs quantitatifs
- le balisage de 4 000 éléments dans le rapport final
Kiosk est un logiciel qui permet aux entreprises de gagner 5 mois sur la préparation de leur rapport CSRD en automatisant les étapes les plus chronophages.
- Tout d’abord, la sécurité de vos données est notre priorité.
- Toutes les données sont stockées en France, à Paris, via notre hébergeur français.
- Lors du transit, vos données sont chiffrées en SSL/TLS du navigateur de l’utilisateur vers nos serveurs garantissant la sécurité des communications.
- Les données sont également chiffrées au repos, aussi bien sur la base de données que sur le stockage de fichiers, protégeant les données en cas de fuite ou de tentative de vol.
- Les équipes techniques de Kiosk sont les seules à pouvoir accéder à vos données.
- Kiosk est en cours de certification ISO27001.
- Notre support technique est disponible 24h/24, 7j/7.

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